The name of the pain

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[The following is a google translation – scroll down for the original article in French]

L’Acadie Nouvelle

08 March 2012

by François Gravel

Francois.gravel@acadienouvelle.com

The sad thing is that many people seemed aware of the abuse was alleged that the Father  Leger undergo to young children.

Rarely the name of an arena will be raised as much controversy and, especially, recalled painful memories to so many people.

Cap-Pele, quiet little village that is almost never in the news, and best known for its smokehouses and exports of smoked herring, is suddenly talking about him through New Brunswick.

And for good reason: the city council has quietly asked Elections NB to organize a referendum of village residents to determine if they want to change the name of the arena.

And when the arena is named after a former pastor, and we remember the many scandals of pedophile in which were involved Catholic priests, both in New Brunswick and around the world, it was easy to guess what a terrible secret was hidden behind this intention.

The case finally came to light during a public meeting of council of the place, at the beginning of the week.

Father Camille Leger had sexually abused dozens of children, for many years.

A parenthesis here to remember that no allegations have been proven. And it is unlikely that they will ever be. Light’s father died there over 20 years. He is not here to defend himself, and it is unlikely that a court considers one day on the seriousness of the charges.

Yet, people start to speak. Most importantly, the alleged victims gain credibility by saying they do not want to continue the diocese or get money, but winning the peace of mind.

This request is fair and reasonable. She deserves our support and that of other residents of Cap-Pelé. And it starts with changing the name of the Father Camille Léger Arena and remove the photo of the deceased priest, which is always prominently inside the amphitheater.

In fact, the organization of a referendum is unnecessary. Given the seriousness of the situation, the board and da Mayor Debbie Dodier, should have acted immediately, with leadership, and immediately change the name of the arena. However, this was perhaps a bit too big for elected officials in this village south-east, a little over two months of municipal elections.

As for the picture of old Leger, we do not understand it still takes pride in the arena.

Moreover, the referendum will have the merit of lance the boil once and for all, by forcing people to take a look at this dark chapter in its past.

Indeed, what is the saddest part of this story is that many people seemed aware of the abuse was alleged that the Father Leger undergo undergo to young children he met through amateur sport and the Scouting movement. Former Mayor Normand Vautour told the Acadie Nouvelle that a friend committed suicide after the attacks. His parents had refused to believe him.

It is no longer the case. And that’s a good thing.

Hope this story grows more victims, in Cap-Pele, but also to find the courage to speak out and denounce.

A word in closing about the Catholic Church. Its representatives have shown compassion since the tongues are untied. But responsibility goes further.

The Archbishop of Moncton, Archbishop André Richard, can not just say he is not aware of anything. Finally, it must investigate to find out exactly what happened at the time and determine the responsibility of the Church. Apology in due form and funds to provide therapy to those who need it are set. The healing process also passes here.

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Le nom de la douleur

08 March 2012

par François Gravel

Francois.gravel@acadienouvelle.com

Le plus triste, c’est que de nombreux citoyens semblaient au courant des sévices présumés que faisait subir le père Léger à de jeunes enfants.

Rarement le nom d’un aréna aura soulevé autant de controverses et, surtout, rappelé de douloureux souvenirs à un si grand nombre de gens.

Cap-Pelé, petit village tranquille qui ne fait à peu près jamais les manchettes, et surtout connu pour ses boucanières et ses exportations de hareng fumé, fait soudainement parler de lui à travers le Nouveau-Brunswick.

Et pour cause : le conseil municipal a discrètement demandé à Élections NB d’organiser un référendum auprès des résidants du village afin de déterminer s’ils veulent changer le nom de l’aréna.

Et quand l’aréna porte le nom d’un ancien curé, et qu’on se rappelle les nombreux scandales de pédophile dans lesquels ont été impliqués des prêtres catholiques, tant au Nouveau-Brunswick qu’à travers le monde, il a été facile de deviner quel terrible secret se cachait derrière cette intention.

L’affaire a finalement éclaté au grand jour, pendant une réunion publique du conseil municipal de l’endroit, au début de la semaine.

Le père Camille Léger aurait abusé sexuellement des dizaines d’enfants, pendant de nombreuses années.

Une parenthèse ici pour rappeler qu’aucune des allégations n’a été prouvée. Et il est peu probable qu’elles le soient un jour. Le père Léger est décédé il y a plus de 20 ans. Il n’est pas là pour se défendre, et il est improbable qu’une cour de justice se penche un jour sur le sérieux des accusations.

Pourtant, les langues se délient. Et surtout, les victimes présumées gagnent en crédibilité en affirmant qu’elles ne veulent pas poursuivre le diocèse ou obtenir de l’argent, mais gagner une paix d’esprit.

Cette demande est juste et raisonnable. Elle mérite notre appui et celui des autres résidants de Cap-Pelé. Et cela commence par changer le nom de l’Aréna Père Camille Léger et enlever la photo du défunt curé, laquelle est toujours bien en vue à l’intérieur de l’amphithéâtre.

En fait, l’organisation d’un référendum est superflue. Étant donné la gravité de la situation, le conseil et da mairesse, Debbie Dodier, auraient dû agir sans attendre, avec leadership, et modifier immédiatement le nom de l’aréna. Toutefois, c’était peut-être un trop gros morceau pour les élus de ce village du Sud-Est, à un peu plus de deux mois de élections municipale.

Quant à la photo du père Léger, nous ne comprenons pas qu’elle trône toujours à l’aréna.

Par ailleurs, le référendum aura le mérite de crever l’abcès une fois pour toutes, en forçant la population à jeter un regard sur cette sombre page de son passé.

En effet, ce qui est le plus triste dans cette histoire, c’est que nombreux citoyens semblaient au courant des sévices présumés que faisait subir le père Léger à de jeunes enfants qu’il rencontrait à travers le sport amateur et le mouvement scout. L’ancien maire Normand Vautour a raconté à l’Acadie Nouvelle qu’un de ses amis s’est suicidé après les agressions. Ses parents avaient refusé de le croire.

Ce n’est plus le cas. Et c’est une bonne chose.

Souhaitons que cette histoire pousse d’autres victimes, à Cap-Pelé, mais aussi ailleurs, à trouver le courage de parler et de dénoncer.

Un mot en terminant sur l’Église catholique. Ses représentants ont fait preuve de compassion depuis que les langues se sont déliées. Mais sa responsabilité va plus loin.

L’archevêque de Moncton, Mgr André Richard, ne peut se contenter de dire qu’il n’est au courant de rien. Il doit enquêter enfin afin de savoir exactement ce qui s’est passé à l’époque et déterminer la responsabilité de l’Église. Des excuses en bonne et due forme et des fonds pour offrir une thérapie à ceux qui en ont besoin sont mise. Le processus de guérison passe aussi par là.

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