“Victims want to unearth the monster of the North Shore” & original French text

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[This is a google translation.  Scroll down for original French text] 

Innu attempt to remove from the cemetery the remains of the person who assaulted them for 39 years

Le Journal de Montreal

Friday, 13 April 2018 01:00 UPDATE Friday, 13 April 2018 01:00

Magalie Lapointe

 

 

 


Archive Photo Father Alexis Joveneau assaulted dozens of children in the community of Unamen Shipu during the 39 years he lived there until his death in 1992.

UNAMEN SHIPU | Victims of Oblate Father Alexis Joveneau want to unearth the bones of the one who made them live a real hell for 39 years, because they consider that it has no place in their cemetery.

Nearly three weeks ago, Le Journal revealed overwhelming evidence of victims of Joveneau who suffered sexual and physical abuse. He worked for 39 years in this community, from 1953 until his death in 1992. He also organized a deportation with the federal government and forced marriages.

Overwhelming evidence

Given the evidence accumulated by Le Journal, including love letters written by the executioner, the Oblates were forced to acknowledge the facts and apologize.

Innu of Unamen Shipu are now preparing to dig up the priest’s remains and give it to the religious congregation of the Oblates of Mary Immaculate.

 

 

 

 

 

 

 

Normand Junior Bellefleur        Conseiller    Magalie Lapointe Photo

“I work for my members. If they want to unearth him, we will run, said the adviser to Unamen Shipu Normand Bellefleur Junior. If it can help them forget about Father Joveneau, we will do it. I hope that the Oblates will come and get it for my members to feel good, and especially so that they can find peace.

The Oblate Fathers did not make the calls of the Journal.

In front of the others

In the community of 1100 inhabitants, the cross of Joveneau is at the entrance of the cemetery. The man dubbed the monster of the North Shore had taken care to ask the Innu to bury him at the entrance of the cemetery.

 

 

 

 

 

His cross is prominently visible at the entrance to the Innu Cemetery, but the remains may be unearthed in the coming weeks.
Magalie Lapointe Photo

The Innu have a deep respect for the deceased. They do not want to go to the Joveneau cross any more, now that all the abuses have been revealed.

Pierrette Mestenapéo was sexually assaulted in the confessional by the priest. She lives in front of the cemetery. Each time she sews, she has as landscape the cross under which rests his aggressor.

“I see him every day and my mind always comes back,” Mestenapéo said.

From Belgium to dig it up

Joveneau’s niece, Marie-Christine Joveneau, who was sexually assaulted every night for almost nine months while traveling to the community to work in 1981, wants to be present when her uncle is unearthed. in a few weeks.

She intends to make the trip from Belgium to Unamen Shipu to attend the event.

She considers that her uncle must rest with the other Oblates, and not in the community he has manipulated.

“It is important to me that the victims of Joveneau be present at this first form of posthumous sentence,” she says.

“The aggressor does not deserve to rest in a cemetery of a community where many more victims are confronted with this stele. His place is elsewhere.

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More victims come out of the shadows

Since Le Journal has revealed the many abuses committed by Father Alexis Joveneau in the Lower North Shore, several new victims have decided to come out of the shadows.

Six days after the revelations published in Le Journal, a collective action was filed at the Montreal Court of Justice against two Oblate fathers: Joveneau and Omer Provencher, who worked in the Innu community of Maliotenam.

They denounce

About thirty victims had registered in the collective action, which could reach a value of $ 15 million.

Since then, new victims have come out of the closet denouncing abuse.

The director of Unamen Shipu health center, Sophie Des Rosiers Gagné, confirmed that a new victim calls or comes to the clinic every day, or every other day, thus extending the already long-standing priest’s list of victims. this small community.

The lawyer who started the class action, Alain Arsenault, says that several names were also added in the appeal.

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Des victimes veulent déterrer le monstre de la Côte-Nord

Les Innus tentent de retirer du cimetière la dépouille de celui qui les a agressés pendant 39 ans

 

 Photo d’archives Le père Alexis Joveneau a agressé des dizaines d’enfants dans la communauté d’Unamen Shipu durant les 39 ans où il y est demeuré avant son décès, en 1992.

UNAMEN SHIPU | Des victimes du père oblat Alexis Joveneau veulent déterrer les ossements de celui qui leur a fait vivre un véritable enfer pendant 39 ans, car ils considèrent qu’il n’a pas sa place dans leur cimetière.

Il y a près de trois semaines, Le Journal a révélé des témoignages accablants de victimes de Joveneau qui ont subi des agressions sexuelles et physiques. Celui-ci a œuvré 39 ans auprès de cette communauté, soit de 1953 jusqu’à son décès, en 1992. Il a également organisé une déportation avec le gouvernement fédéral ainsi que des mariages forcés.

Preuves accablantes

Devant les preuves accumulées par Le Journal, dont des lettres d’amour écrites de la main du bourreau, les Oblats ont été obligés de reconnaître les faits et de s’excuser.

Des Innus d’Unamen Shipu se préparent maintenant à déterrer la dépouille du prêtre pour la donner à la congrégation religieuse des Oblats de Marie-Immaculée.

 

 

 

 

 

 

Normand Junior Bellefleur     Conseiller

Photo Magalie Lapointe

« Je travaille pour mes membres. S’ils veulent le déterrer, on va s’exécuter, a dit le conseiller d’Unamen Shipu Normand Junior Bellefleur. Si ça peut les aider à oublier le père Joveneau, on va le faire. J’espère que les Oblats vont venir le chercher pour que mes membres se sentent bien, et surtout pour qu’ils puissent retrouver la paix. »

Les pères oblats n’ont pas rendu les appels du Journal.

Devant les autres

Dans la communauté de 1100 habitants, la croix de Joveneau est à l’entrée du cimetière. Celui que l’on surnomme le monstre de la Côte-Nord avait pris soin de demander aux Innus de l’enterrer à l’entrée du cimetière.

 

 

 

 

Photo Magalie Lapointe

Sa croix est bien en vue à l’entrée du cimetière innu, mais la dépouille pourrait être déterrée dans les prochaines semaines.

Les Innus vouent un profond respect aux personnes décédées. Ils ne veulent plus aller se recueillir face à la croix de Joveneau, maintenant que tous les abus ont été révélés.

Pierrette Mestenapéo s’est fait agresser sexuellement au confessionnal par le prêtre. Elle habite en face du cimetière. Chaque fois qu’elle coud, elle a comme paysage la croix sous laquelle repose son agresseur.

« Je le vois tous les jours et mon esprit revit toujours ça », avait raconté Mme Mestenapéo.

De la Belgique pour le déterrer

La nièce de Joveneau, Marie-Christine Joveneau, qui a été agressée sexuellement toutes les nuits pendant près de neuf mois alors qu’elle s’était rendue dans la communauté pour y travailler, en 1981, tient à être présente lorsque son oncle sera déterré dans quelques semaines.

Elle entend donc faire le voyage de la Belgique à Unamen Shipu afin d’assister à l’événement.

Elle considère que son oncle doit reposer avec les autres Oblats, et non dans la communauté qu’il a manipulée.

« Il est important pour moi que les victimes de Joveneau soient présentes à cette première forme de condamnation à titre posthume, dit-elle.

« L’agresseur ne mérite pas de reposer dans un cimetière d’une communauté où encore beaucoup de victimes sont confrontées à cette stèle. Sa place est ailleurs. »

D’autres victimes sortent de l’ombre

Depuis que Le Journal a révélé les multiples sévices commis par le père Alexis Joveneau en Basse-Côte-Nord, plusieurs nouvelles victimes ont décidé de sortir de l’ombre.

Six jours après les révélations publiées dans Le Journal, une action collective a été déposée au Palais de Justice de Montréal contre deux pères oblats : Joveneau et Omer Provencher qui, lui, a œuvré dans la communauté innue de Maliotenam.

Ils dénoncent

Une trentaine de victimes s’étaient inscrites dans l’action collective, qui pourrait atteindre une valeur de 15 millions de dollars.

Depuis, de nouvelles victimes sont sorties du placard en dénonçant les abus vécus.

La directrice du centre de santé d’Unamen Shipu, Sophie Des Rosiers Gagné, a confirmé qu’une nouvelle victime appelle ou se présente au dispensaire tous les jours, ou aux deux jours, allongeant ainsi la liste de victimes du curé déjà très longue pour cette petite communauté.

L’avocat qui a entamé l’action collective, Alain Arsenault, affirme que plusieurs noms se sont également ajoutés dans le recours.

 

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