“Crimes of sexual violence on children: Fr. Harvey sentenced to six years in prison” google translation & related article

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He apologizes to the Church and to its victims

le Journal de Quebec

Friday, September 11, 2015 at 10:06     Friday, 11 September 2015 10:42 p.m.

Serge Lemelin

Friday sentenced to six years in prison, Fr. Paul-André Harvey is now listed as one of Canada’s priests who have the largest number of victims.

The man of 78 years, residing in La Baie, acknowledged having made victims aged 39 on average 8 to 10 years, between 1963 and 1987.

It is the second largest number of victims abused by one priest in Canada.

Only Father Charles Sylvestre Diocese of London in Ontario exceeds Fr. Harvey at unenviable ranking, with 47 girls abused.

The prosecutor in criminal and penal prosecutions, Sébastien Vallée, had suggested a sentence of eight years Harvey.

Counsel for the defense Luc Tourangeau had recommended three and said he was not surprised with the result.

Kisses and touches

The priest used the “cassock power,” according to the expression used by one of the victims, for their silence; he touched them to the vulva and kissed at the home of their parents, the rectory of the parish, or during summer camps Brownies (Scouting).

Pierre Lortie judge of the Quebec Court noted that the priest wore the distinctive Roman collar priests during the assault and he was asking the victims to remain silent “so as not to hurt the Little Jesus”.

Sequels

Several victims have retained the memory of the warm hands, breath and smell the priest who was rubbing against them to masturbate.

Some are silent for fear of being excluded from the movement of which he was chaplain Brownies; others fled and complained to their parents.

Several parents also refused to believe their child since the abbot was perceived as “nice, funny and attentive.”

Those who believed them have responded in different ways: most have asked their daughter away from the priest; others have warned to stay away from children. A father reportedly complained to a now deceased parish priest.

Suicide attempt

Paul-André Harvey was ordained a priest in 1962 at the age of 25 and claimed never to have wanted to be.

According to his lawyer, Father would have prevented the bishopric of his “attraction to girls’ and was reportedly told to” pray over “. The priest did not identify the speaker.

Informed of an inquiry about him in 2011, he attempted suicide.

“I apologize to my church that I dishonored. Especially forgiveness to everyone I hurt … and bear in some of the legacy that still lasts, “wrote the priest in a letter to the judge.

“You pretty much become priests hunters”

One of the victims of Father Harvey demand accounts Chicoutimi diocese was, she said, aware of deviant actions of the priest.

“What I regret is that the abbot was alone in the dock. And there are other accomplices. At the time I underwent physical assault of some priests to remain silent. I was suffocated, “accuses Suzanne Tremblay, a special education teacher of 56 years.

It does not exclude a complaint against other priests and file a civil claim against the Diocese of Chicoutimi.

Ms. Tremblay urged other victims to join his battle. “We all know each other, it’s almost become priests of hunters …”

“I still hope”

“Being told by Bishop [André] Rivest that these priests would then have more memory … It helps a lot to not have memory, but I have a very good memory,” she says .

“I look forward that the Church recognizes its role and complicity therein. I may be naive, but I still hope. “

Suzanne Tremblay claims not to be eligible for the Compensation for Victims of Crime Program (IVAC) that excludes events prior to 1972.

As for the one who assaulted, she said it came out a long time of his life.

“Are there a sentence that will be representative of all the abuse we suffered? No, there never will be, “she commented.

Father Paul-André Harvey will not be in a few weeks priest assures the Vicar General Dumais Emilien.

The Congregation for the Doctrine of the Faith, the Vatican established, opened a canonical trial impeachment power after the suspension of the abbot, following the police investigation in 2011.

With the guilty plea in June 2015, the Congregation rather suggested to the abbot of himself request to be relieved of his priesthood.

The Bishop of Chicoutimi favorably accepted this request should be confirmed by Pope Francis in a few weeks.

Paul-André Harvey can not devote neither Mass nor sacrament and again become a layman, without any link with the Catholic Church.

Betrayal

In a statement after the sentence, Mgr André Rivest, hospitalized since Thursday for a bypass, denounced the immorality of the actions taken and “sympathizes with the suffering inflicted on the victims, recognizing their courage to have contributed to reveal the truth.

“Mr. Harvey has betrayed commitments linked to its clerical state and caused harm to the whole Church, to the families and priests of the Diocese of Chicoutimi, “he added.

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 Crimes de nature sexuelle sur des enfants: l’abbé Harvey condamné à six ans de pénitencier

Il demande pardon à l’Église et à ses victimes

le Journal de Quebec

mercredi 16 septembre 2015 12h23

L’abbé Paul-André Harvey a pris le chemin des cellules, menotté et semblant tenir entre ses mains la décision du juge Lortie.

photo roger gagnon L’abbé Paul-André Harvey a pris le chemin des cellules, menotté et semblant tenir entre ses mains la décision du juge Lortie.

Condamné vendredi à six ans de pénitencier, l’abbé Paul-André Harvey s’inscrit maintenant comme l’un des prêtres canadiens ayant fait le plus grand nombre de victimes.

L’homme de 78 ans, résidant à La Baie, a reconnu avoir fait 39 victimes âgées en moyenne de 8 à 10 ans, entre 1963 et 1987.

Il s’agit du deuxième plus grand nombre de victimes agressées par un seul prêtre au Canada.

Seul l’abbé Charles Sylvestre du diocèse de London en Ontario dépasse l’abbé Harvey au classement peu enviable, avec 47 fillettes agressées.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Sébastien Vallée, avait suggéré une peine de huit ans pour Harvey.

L’avocat de la défense Luc Tourangeau en avait recommandé trois et a déclaré ne pas être surpris du résultat.

Baisers et touchers

Le prêtre a utilisé «le pouvoir de la soutane», selon l’expression employée par l’une des victimes, pour obtenir leur silence; il les touchait à la vulve et les embrassait au domicile de leurs parents, au presbytère de la paroisse, ou à l’occasion des camps de vacances des Jeannettes (scoutisme féminin).

Le juge Pierre Lortie de la Cour du Québec a noté que le prêtre portait le col romain distinctif des prêtres lors des agressions et qu’il demandait aux victimes de garder le silence «pour ne pas faire de peine au Petit-Jésus».

Séquelles

Plusieurs victimes ont conservé le souvenir des mains chaudes, de l’haleine et de l’odeur du prêtre qui se frottait contre elles pour se masturber.

Certaines se sont tues par crainte d’être exclues du mouvement des Jeannettes dont il était aumônier; d’autres ont fui et se sont plaintes à leurs parents.

Plusieurs parents ont d’ailleurs refusé de croire leur enfant puisque l’abbé était perçu comme «gentil, amusant et attentionné».

Ceux qui les ont crus ont réagi de différentes manières: la plupart ont demandé à leur fille de s’éloigner du prêtre; d’autres l’ont averti de se tenir loin des enfants. Un père se serait plaint à un curé de paroisse aujourd’hui décédé.

Tentative de suicide

Paul-André Harvey a été ordonné prêtre en 1962 à l’âge de 25 ans et a affirmé ne jamais avoir voulu l’être.

Selon son avocat, l’abbé aurait prévenu l’évêché de son «attirance pour les filles» et on lui aurait répondu de «prier plus». Le prêtre n’a pas identifié son interlocuteur.

Informé d’une enquête à son sujet en 2011, il a tenté de se suicider.

«Je demande pardon à mon Église que j’ai déshonorée. Pardon surtout à toutes les personnes que j’ai blessées… et qui portent chez certaines des séquelles qui durent encore», a écrit le prêtre dans une lettre au juge.

 

« On est quasiment devenus des chasseurs de prêtres »

Suzanne Tremblay, l’une des victimes, souhaite être indemnisée financièrement.

Photo roger gagnon

Suzanne Tremblay, l’une des victimes, souhaite être indemnisée financièrement.

L’une des victimes de l’abbé Harvey demande des comptes à l’évêché de Chicoutimi qui était, selon elle, au courant des agissements déviants du prêtre.

«Ce que je déplore, c’est que l’abbé ait été tout seul au banc des accusés. Et il y a d’autres complices. À l’époque je subissais les agressions physiques de certains prêtres pour me taire. J’ai été étouffée», accuse Suzanne Tremblay, une éducatrice spécialisée de 56 ans.

Elle n’exclut pas de porter plainte envers d’autres prêtres et de déposer une réclamation civile à l’endroit du diocèse de Chicoutimi.

Mme Tremblay a invité d’autres victimes à joindre sa bataille. «On se connaît tous, on est quasiment devenus des chasseurs de prêtres…»

« J’ai encore de l’espoir »

«Se faire dire, par Mgr [André] Rivest que ces prêtres-là n’ont plus de mémoire… Ça aide beaucoup de ne pas avoir de mémoire, mais moi, j’ai une très bonne mémoire», soutient-elle.

«J’ai hâte que l’Église reconnaisse son rôle et sa complicité là-dedans. Je suis peut-être naïve, mais j’ai encore de l’espoir».

Suzanne Tremblay affirme ne pas être admissible au programme d’Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC) qui exclurait les événements antérieurs à 1972.

Quant à celui qui l’a agressée, elle déclare qu’il est sorti depuis longtemps de sa vie.

«Y a-t-il une sentence qui va être représentative de tous les sévices que nous avons subis? Non, il n’y en aura jamais», a-t-elle commenté.

 

Fini la prêtrise pour Harvey

<b>André Rivest</b><br /> Monseigneur

Photo courtoisie

André Rivest
Monseigneur

L’abbé Paul-André Harvey ne sera plus prêtre d’ici quelques semaines, assure le vicaire général Émilien Dumais.

La Congrégation pour la doctrine de la foi, établie au Vatican, avait ouvert un procès canonique avec pouvoir de destitution après la suspension de l’abbé, consécutive à l’enquête policière en 2011.

Avec le plaidoyer de culpabilité de juin 2015, la Congrégation a plutôt suggéré à l’abbé de demander lui-même d’être relevé de son sacerdoce.

L’évêque de Chicoutimi a accepté favorablement cette demande qui devrait être confirmée par le pape François d’ici quelques semaines.

Paul-André Harvey ne pourra consacrer ni messe ni sacrement et redeviendra un laïc, sans autre lien avec l’Église catholique.

Trahison

Dans un communiqué transmis après la sentence, Mgr André Rivest, hospitalisé depuis jeudi pour un pontage, dénonce l’immoralité des gestes posés et «compatit à la souffrance infligée aux victimes, en reconnaissant leur courage d’avoir contribué à révéler la vérité.

«M. Harvey a trahi les engagements liés à son état clérical et causé du tort à toute l’Église, aux familles et aux prêtres du diocèse de Chicoutimi», a-t-il ajouté.

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Pedophile priest Saguenay: six years in prison for Paul-André Harvey

[This is a google translation – original article below)

Radio Canada

Updated Friday, September 11, 2015 at 20: 53 EDT

Father Paul-André Harvey was sentenced to six years in prison for having 39 victims of 6 to 12 years and a woman of 23 years, between 1963 and 1987.

The 78 year old man pleaded guilty in June to forty charges of indecent assault and gross indecency.

The assaults took place in several parishes of Saguenay which Paul-André Harvey handled. Among others, the priest befriended the parents of his victims. It also organized movie nights in the church basement, looked after the altar servers and was chaplain of the Brownies.

In making its decision, the judge Pierre Lortie highlighted the vulnerability of victims and their large number. He also held that Father Harvey was using religion to silence. The judge nevertheless notes that the priest pleaded guilty and that he had spoken of his deviance to his superiors who told him to pray harder.

“Justice is done” as a victim

The only victims of Paul-André Harvey who requested the lifting of the order banning publication of his identity, Suzanne Tremblay, spoke to the media out of the courtroom.

“I did not expect to six years, I expected less. It is a judge who was very understanding. Justice is done, “she said, stressing that no sentence could not repair the damage that the victims suffered.

Ms. Tremblay has mainly deplored the fact that Paul-André Harvey was alone in the dock, suggesting that other attackers should have been on his side.

She also wants the Church and the Bishop of Chicoutimi, Mgr André Rivest, who argued that priests and bishops still alive when filing charges against Father Harvey all said that their situation was unknown.

Counsel for the diocese, Estelle Tremblay, had indicated that an internal investigation had not revealed any letters from victims or relatives to the bishopric.

The woman promises to continue to fight for the truth to come to light. She says other complaints are pending and that a class action could be undertaken.

Suzanne Tremblay also asks the church to financially assist victims to repair the harm that was done to them.

Reaction of the Diocese of Chicoutimi

The Diocese of Chicoutimi has responded to the statement by sentence against Paul-André Harvey. As it had done after the priest’s guilty plea in June, the diocese denounced “the immorality of the actions taken and sympathizes with the suffering inflicted on the victims, recognizing their courage to have contributed to the truth.

Father Harvey sent a request to the Pope to be relieved of his priesthood, which was accepted. There will be no canonical process.

Paul-André Harvey was retired since 2002.

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Prêtre pédophile de Saguenay : six ans de prison pour Paul-André Harvey

ICI Radio Canada

Mise à jour le vendredi 11 septembre 2015 à 20 h 53 HAE

 

L’abbé Paul-André Harvey est condamné à une peine de six ans de pénitencier pour avoir fait 39 victimes de 6 à 12 ans, ainsi qu’une femme de 23 ans, entre 1963 et 1987.

L’homme de 78 ans a reconnu sa culpabilité, en juin, à une quarantaine d’accusations d’attentat à la pudeur et de grossière indécence.

Les agressions se sont déroulées dans plusieurs paroisses de Saguenay dont Paul-André Harvey s’occupait. Entre autres, le prêtre se liait d’amitié avec les parents de ses victimes. Il organisait aussi des soirées de cinéma au sous-sol de l’église, s’occupait des servants de messe et était aumônier des jeannettes.

En rendant sa sentence, le juge Pierre Lortie a souligné la vulnérabilité des victimes et leur nombre important. Il a retenu également que l’abbé Harvey utilisait la religion pour imposer le silence. Le juge note tout de même que le prêtre a reconnu sa culpabilité et qu’il avait parlé de sa déviance à ses supérieurs qui lui auraient dit de prier plus fort.

« Justice est faite », selon une victime

La seule des victimes de Paul-André Harvey qui a demandé la levée de l’ordonnance de non-publication sur son identité, Suzanne Tremblay, s’est adressée aux médias en sortant de la salle d’audience.

« Je ne m’attendais pas à six, ans, je m’attendais à moins que ça. C’est un juge qui a été très compréhensif. Justice est faite », a-t-elle déclaré, tout en soulignant qu’aucune sentence ne pouvait réparer le tort que les victimes ont subi.

Mme Tremblay a surtout déploré le fait que Paul-André Harvey était seul au banc des accusés, laissant entendre que d’autres agresseurs auraient dû se trouver à ses côtés.

Elle en veut aussi à l’Église et à l’évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, qui ont soutenu que les prêtres et les évêques encore vivants lors du dépôt des accusations contre l’abbé Harvey ont tous dit que la situation leur était inconnue.

L’avocate du diocèse, Estelle Tremblay, avait indiqué qu’une enquête interne n’avait révélé aucune lettre de victimes ou de parents à l’évêché.

La femme promet de continuer de se battre pour que la vérité soit mise au jour. Elle affirme que d’autres plaintes pourraient être portées et qu’un recours collectif pourrait être entrepris.

Suzanne Tremblay demande également à l’Église d’aider financièrement les victimes pour réparer le tort qui leur a été fait.

Réaction du diocèse de Chicoutimi

Le diocèse de Chicoutimi a réagi par communiqué à la peine prononcée contre Paul-André Harvey. Comme il l’avait fait après l’aveu de culpabilité du prêtre, en juin, le diocèse dénonce « l’immoralité des gestes posés et compatit à la souffrance infligée aux victimes, en reconnaissant leur courage d’avoir contribué à faire la vérité. »

L’abbé Harvey a adressé une demande au pape pour être relevé de son sacerdoce, ce qui a été accepté. Il n’y aura donc pas de procès canonique.

Paul-André Harvey était à la retraite depuis 2002.

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