“Yvon Arsenault, a former parish priest, faces his victims” & original French text

Share Button

Acadie Nouvelle

Friday 24 February 2017
By Simon Delattre

Yvon Arsenault pleaded guilty in October. – Archives

[This is a google translation – scroll down for original French text]

Former priest Yvon Arsenault will now receive his sentence on charges of indecent assault on children and adolescents.

Mr. Arsenault appeared in the Court of Queen’s Bench on Friday to hear his sentence.

In October, the former 75-year-old priest pleaded guilty to nine charges of indecent assault involving persons under 18 years of age.

The facts occurred between 1971 and 1980, in the communities of Shediac, Collette and Rosaireville. They involved nine victims, all men, aged between 9 and 17 at the time.

The attacks took place during camps in Collette, in the church of Shediac but also directly in the room of the victims. In some cases, the clergyman had consumed alcohol with the young.

Two of the victims gave their shocking testimony before the judge. A publication ban prohibits the identification of their identity.

The first suffered touching at a camp in the Colette area between 1976 and 1977. With great emotion in the voice, the victim explained how this abuse continued him throughout his life. He revealed to his wife what happened to him only eight years ago.

“After the incident, I fell into alcohol and drugs and stopped school. I had difficulty in trusting the world, I had no friend and I felt very dirty inside. I was ashamed of what had happened, it broke my confidence, my pride. I experienced depression, suicidal thoughts, nightmares, the distance from my family. I have difficulty expressing my emotions, I no longer trust religion and authority. ”

The second arrested his attacker. He was 17 years old in 1980 when Father Arsenault subjected him to sexual touching at a camp in Collette.

“You touched me by offering to become my spiritual guide,” he testifies. “The world saw you as God on earth. My grandmother loved you so much, she said, “We never speak badly about priests.” You touched me when I had complete confidence in you, an intense admiration. ”

He went on to explain how this trauma caused him intense feelings of guilt, leading him to depression, forcing him to stop working and to end his career prematurely. His narrative was punctuated by sobs in the courtroom.

“Today I publicly confirm that it is over, you will never touch me again. I’m liberated, “he ends.

Invited to speak, Yvon Arsenault expressed his remorse. “I have suffered deeply from my actions, from the harm I have done to others. I can not change the past, but I want to tell the victims and their families that I deeply and completely regret all the harm I have caused them. ”

Representatives of both parties proposed a joint submission, requesting that Mr. Arsenault be sentenced to four years in prison.

Crown Attorney Annie St. Jacques recalled that the victims were in a vulnerable position, highlighting the trust that existed between Mr. Arsenault and the victims. She explains that certain abuses included an element of premeditation, evoking the stratagems used by the man of faith to find himself alone with the victims. The number of victims and the fact that they were all under the age of 18 are also aggravating factors, notes the prosecutor.

For his part, defense counsel, Gilles Lemieux, insisted on the efforts made by his client to get back on track. He recalled that no charges were laid over the past 30 years.

“He’s not the same person anymore,” he said. The lawyer believes that the risk of recidivism and very low and speaks of the work undertaken by the accused with psychologists, psychiatrists and sexologists.

Judge Zoël Dionne will pronounce his sentence at 14h.

The case has been before the courts since 2013. It was at this time that the Archdiocese of Moncton dismissed Yvon Arsenault from his office, removing him from any ministry in light of the allegations against him.

The man from Aldouane had pleaded not guilty to all the charges against him.

– More details to come

………………………………………………………

Délits sexuels: l’ancien curé Yvon Arsenault fait face à ses victimes

Acadie Nouvelle

vendredi 24 février 2017
Par Simon Delattre

Yvon Arsenault a plaidé coupable au mois d’octobre. – Archives

 

L’ancien homme d’Église Yvon Arsenault recevra aujourd’hui sa peine à la suite des accusations d’attentat à la pudeur à l’encontre d’enfants et d’adolescents.

M. Arsenault comparaît en Cour du Banc de la Reine vendredi pour entendre sa sentence.

En octobre, l’ancien prêtre de 75 ans a plaidé coupable de neuf accusations d’attentat à la pudeur impliquant des personnes de moins de 18 ans.

Les faits se sont produits entre 1971 et 1980, dans les communautés de Shediac, Collette et Rosaireville. Ils concernent neuf victimes, tous des hommes, âgés entre 9 ans et 17 ans à l’époque.

Les attouchements ont eu lieu lors de camps à Collette, dans l’église de Shediac mais aussi directement dans la chambre des victimes. Dans certains cas, l’ecclésiastique avait consommé de l’alcool avec les jeunes.

Deux des victimes ont livré leur témoignage bouleversant devant le juge. Une ordonnance de non-publication interdit de préciser leur identité.

Le premier a subi des attouchements lors d’un camp dans la région de Colette entre 1976 et 1977. Avec beaucoup d’émotion dans la voix, la victime a expliqué comment cet abus l’a poursuivi toute sa vie. Il a révélé à sa femme ce qu’il lui est arrivé il y a seulement huit ans.

«Après l’incident, je suis tombé dans l’alcool et la drogue et j’ai arrêté l’école. J’avais de la difficulté à faire confiance au monde, je n’avais pas d’ami et je me sentais très sale à l’intérieur. J’avais honte de ce qui s’était passé, ça a brisé ma confiance, ma fierté. J’ai connu la dépression, des pensées suicidaires, des cauchemars, l’éloignement de ma famille. J’ai de la difficulté à exprimer mes émotions, je n’ai plus confiance dans la religion et l’autorité.»

Le second a interpellé son agresseur. Il était âgé de 17 ans en 1980, lorsque le père Arsenault lui a fait subir des attouchements sexuels lors d’un camp à Collette.

«Tu m’as touché en m’offrant de devenir mon guide spirituel», témoigne-t-il. «Le monde te voyait comme Dieu sur Terre. Ma grand-mère t’aimait tellement elle disait: ‘’On ne parle jamais mal des prêtres.’. Tu m’as touché alors que j’avais une confiance complète en toi, une admiration intense.»

Il a ensuite expliqué comment ce traumatisme a fait naître en lui un sentiment de culpabilité intense, le menant à une dépression, l’obligeant à arrêter de travailler et à terminer prématurément sa carrière. Son récit a été ponctué de nombreux sanglots dans la salle d’audience.

«Aujourd’hui je confirme publiquement que c’est fini, tu me toucheras plus jamais. Je suis libéré», termine-t-il.

Invité à prendre la parole, Yvon Arsenault a exprimé ses remords. «J’ai souffert profondément de mes actes, du mal que j’ai fait aux autres. Je ne peux pas changer le passé, mais je veux dire aux victimes et à leur famille que je regrette profondément et entièrement tout le mal que j’ai pu leur causer.»

Les représentants des deux parties ont proposé une soumission commune, demandant que M. Arsenault soit condamné à quatre ans de prison.

La procureure de la Couronne Annie St. Jacques a rappelé que les victimes se trouvaient en position de vulnérabilité, soulignant le lien de confiance qui existait entre M. Arsenault et les victimes. Elle explique que certains abus comprenaient un élément de préméditation, en évoquant les stratagèmes utilisés par l’homme de foi pour se retrouver seul avec les victimes. Le nombre de victimes et le fait qu’elles étaient toutes âgées de moins de 18 ans constituent également des facteurs aggravants, note la procureure.

De son côté, l’avocat de la défense, Gilles Lemieux, a insisté sur les efforts faits par son client pour se remettre sur le droit chemin. Il rappelle qu’aucune accusation ne porte sur les 30 dernières années.

«Il n’est plus la même personne», dit-il. L’avocat estime que le risque de récidive et très faible et parle du travail entrepris par l’accusé avec des psychologues, psychiatres et sexologues.

Le juge Zoël Dionne prononcera sa sentence à 14h.

L’affaire était devant les tribunaux depuis 2013. C’est à ce moment que l’Archidiocèse de Moncton a démis Yvon Arsenault de ses fonctions, le retirant de tout ministère à la lumière des allégations qui pesaient alors contre lui.

L’homme originaire d’Aldouane avait d’abord plaidé non coupable à tous les chefs d’accusations qui pesaient contre lui.

– Plus de détails à venir

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *